Oeuf : de taille minuscule; de couleur claire; il est pondu à l’intérieur de l’hôte.
Larve : environ 7 ou 8 mm à maturité; de couleur blanche; son étroite queue représente le quart de la longueur du corps.
Cocon : de forme elliptique; de couleur blanc crème avec une extrémité brun pâle.
Adulte : 6,0 mm; le corps est effilé; la tête et le thorax sont noirs; les yeux sont vert iridescent; l'abdomen est de couleur brun foncé et noir et sa face ventrale est jaunâtre; les pattes sont brun rougeâtre et jaune; chez les femelles, l'ovipositeur est bien développé.
Contrairement à la nymphe qui semble résister aux pesticides, en étant protégée par son cocon, les adultes et les larves de D. insulare sont très sensibles à ces produits. Ainsi, un usage raisonné des insecticides, incluant les bio insecticides, est essentiel au maintien des populations de ce parasitoïde dans les champs. L’activité de D. insulare est aussi encouragée par la protection ou l'aménagement de zones fleuries à proximité des champs, assurant une source de nectar essentielle à la survie des femelles adultes. Les fleurs sauvages avec une corolle large et peu profonde sont souvent visitées par ces parasitoïdes, puisqu'ils peuvent facilement s’y alimenter. L’alysson maritime, la moutarde sauvage, la carotte sauvage, le sarrasin et la barbarée commune sont toutes des plantes à fleurs ayant montré un effet bénéfique sur la longévité de ce parasitoïde.
Diadegma insulare est largement distribuée en Amérique du Nord. Cette guêpe parasitoïde est principalement rencontrée dans les cultures de Crucifères, où se trouve son hôte, la fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella). D. insulare produit le même nombre de générations que son hôte, soit 2 à 6 par an. D. insulare passe l'hiver dans les débris de cultures, sous la forme de cocon. Dès que les adultes émergent au printemps, ils s’accouplent. La femelle, après avoir localisé un hôte, pond un seul oeuf par chenille, préférentiellement de troisième ou de quatrième stade larvaire. Après l'éclosion de l'oeuf, la larve du parasitoïde commence à s'alimenter des tissus internes de son hôte. La larve émerge du corps de la chenille hôte seulement lorsque celle-ci a tissé son cocon. La larve du parasitoïde tisse ensuite son propre cocon à l'intérieur de celui de l'hôte. L'émergence de l'adulte a lieu environ une semaine plus tard. Le développement complet du parasitoïde, de l’oeuf à l’adulte, prend en moyenne 16 jours à 25 °C et 36 jours à 15 °C. Les femelles adultes peuvent pondre jusqu’à 800 oeufs au cours de leur vie.
Diadegma insulare est le principal parasitoïde de la fausse-teigne des crucifères (Plutella xylostella) au Canada. Des travaux réalisés en champs dans le sud du Québec ont montré que les taux de parasitisme des fausses-teignes des crucifères par ce parasitoïde peuvent varier de 34 % à 67 %. En plus de trouver la mort, les chenilles parasitées vont réduire leur apport en nourriture de près de 80 %, réduisant ainsi les dommages à la culture.
https://ask.ifas.ufl.edu/publication/IN281
https://vegedge.umn.edu/beneficial-insect-profiles/diadegma-insulare
https://biocontrol.entomology.cornell.edu/parasitoids/diadegma.php
Godin, C. et Boivin, G. 1998. Lepidopterous Pests of Brassica Crops and Their Parasitoids in Southwestern Quebec. Environmental Entomology 27(5), 1157-1165.
Boislard, T., Jochems-Tanguay, L., Chaussé, S., Boisclair, J., Richard, G., Belzile, L. 2018. Potentiel d'un mélange de plantes à fleurs pour favoriser les ennemis naturels des chenilles nuisibles aux crucifères. IRDA, 28p.






