Nom latin : Ametastegia glabrata (Fallén)
Nom anglais : Dock sawfly
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Adulte sur une feuille
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Adulte sur une feuille
Tenthrède de l’oseille (Ametastegia glabrata)
Tenthrède de l’oseille (Ametastegia glabrata)
Description

Oeuf : 0,8 mm; en forme de rein, légèrement aplati et blanc nacré.
Larve : 15,0 à 16,0 mm à maturité; la tête est ronde et légèrement orangée; le reste du corps est vert olive à bleu-vert avec la face ventrale plus claire que la face dorsale; de petits tubercules blancs sont visibles sur le corps; sept paires de fausses pattes sont présentes sous les segments abdominaux.
Pupe : 6,0 à 8,0 mm; elle est verdâtre au début, devenant progressivement brun foncé ou noire.
Adulte : 6,0 à 8,0 mm; la tête et le corps sont noir bleuté; les pattes sont complètement rougeâtres, à l’exception des tarses des pattes postérieures, qui sont noirs.

Ne pas confondre

Il ne faut pas confondre la tenthrède de l’oseille avec l’hoplocampe du pommier, dont la larve est blanche et le corps de l’adulte est orangé.

Cycle vital

La tenthrède de l’oseille produit habituellement trois générations par année. Seule la dernière génération s’attaque aux fruits et peut entraîner des dommages économiques. L’hibernation se fait au stade de larve, généralement dans les tiges sèches, mais occasionnellement dans les fruits. Au début du printemps, les larves matures se transforment en pupes. Les adultes émergent par la suite sur une période d’environ sept semaines. Les adultes ont une durée de vie d’environ 13 jours. Une fois accouplées, les femelles pondent leurs oeufs individuellement à l’intérieur des feuilles à l’aide de leur ovipositeur en forme de scie. Les femelles peuvent pondre plus de 100 oeufs au cours de leur vie. Les oeufs éclosent en moyenne 10 jours après la ponte. Les larves de la première génération s’attaquent aux feuilles des mauvaises herbes. Elles peuvent consommer l’entièreté du limbe à l’exception des nervures, ne laissant ainsi que le « squelette » des feuilles. Les larves des générations subséquentes s’alimentent plutôt en laissant de gros trous dans les feuilles. Les larves passent par six stades avant d’atteindre la maturité. Lorsqu’elles atteignent le dernier stade, les larves arrêtent de se nourrir et partent à la recherche d’un site de pupaison. Le cycle de vie total, de la ponte à l’émergence, prend environ 52 jours. Les deuxième et troisième générations nécessitent moins de temps - environ 31 et 27 jours respectivement. À la fin de l’été, les larves de la dernière génération quittent la plante hôte en quête de sites protégés pour passer l’hiver. C’est en cherchant ce genre de sites que les larves creusent parfois à l’intérieur des fruits, notamment des pommes. La larve creuse alors rapidement une ou plusieurs galeries en direction du cœur du fruit pour hiberner. Elle peut également hiberner à l’intérieur de la luzerne, des tiges de maïs et des branches d’arbres fruitiers.

Prévention et répression

Pratique culturale : Effectuer un désherbage régulier visant à éliminer la présence de plantes hôtes, particulièrement de la famille des Polygonacées (rumex, oseille, etc.).

Pour réduire le nombre de lésions causées par cet insecte, empêcher les branches lourdement chargées de fruits de toucher le sol, et tondre la pelouse.
 

Dommages

La tenthrède de l’oseille cause des dégâts uniquement lorsque ses plantes hôtes sont présentes en dessous des pommiers au moment où les fruits arrivent à maturité. Les larves creusent de petits trous ronds d’environ 2 mm de diamètre dans le fruit. Un halo brunâtre se développe autour de l’entrée du trou après quelques jours. Les fruits endommagés sont plus vulnérables à plusieurs agents pathogènes, dont Monilia fructigena.

Références et liens

Chouinard G., Conseil des productions végétales du Québec & Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (2000). Guide d'identification des ravageurs du pommier et de leurs ennemis naturels, CRAAQ, 69 p.

Chouinard G., Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. Comité pomiculture (2001). Guide de gestion intégrée des ennemis du pommier CRAAQ, 226 p.

Alford, D. V. (2007). Pests of fruit crops : a colour handbook, CRC Press, London, 480 p.

https://treefruit.wsu.edu/crop-protection/opm/dock-sawfly/ 

Cultures ou autres organismes affectés

Risque faible

Chénopode blanc

Petite oseille

Pomme

Renouée des oiseaux

Sarrasin commun