Oeuf : 0,33 par 0,23 mm; de forme ovale; de couleur blanchâtre.
Protonymphe : présence de huit pattes; les chélicères sont pointues; le corps est circulaire, blanchâtre et légèrement translucide.
Deuteronymphe : de forme ovoïde; très semblable à l’adulte; le corps est blanchâtre et moins poilu que celui de l’adulte.
Adulte : 1,0 à 1,7 mm; la femelle est de forme ovale avec une coloration variant du brun rougeâtre au brun foncé; le corps est aplati et légèrement convexe; les mâles ont une forme circulaire et une coloration jaunâtre avec des pattes pâles et ils sont environ deux fois plus petits que les femelles.
Varroa destructor est un acarien ectoparasite se développant au détriment des insectes sociaux appartenant au genre Apis. Au Québec, il complète la totalité de son cycle vital à l’intérieur des ruches d’abeilles domestiques (Apis mellifera). On trouve la femelle de varroa autant sur les abeilles adultes que sur les stades immatures de cette espèce. L’accouplement entre le mâle et la femelle s’effectue directement au sein du couvain. La reproduction est de type haplodiploïde, c’est-à-dire que les femelles se développent à partir d’œufs fécondés et que les mâles se développent à partir d’œufs non fécondés. Une fois l’accouplement complété, le mâle meurt, n’ayant jamais quitté les alvéoles où se développe le couvain.
Afin de se reproduire, la femelle pénètre dans une cellule à couvain un à deux jours avant que celle-ci soit operculée. Elle se cache ensuite dans la réserve de nourriture présente au fond de la cellule. Une fois la cellule operculée, la femelle pond un œuf non fécondé qui se développera en un mâle néoténique (qui peut se reproduire avant d’atteindre sa maturité). Tous les œufs pondus par la suite sont fertilisés par le mâle et se développent en femelles. La larve qui émerge se dirige alors directement sur la larve de l’abeille et se nourrit principalement des corps gras de celle-ci. Ces corps gras sont particulièrement importants pour la survie de l’abeille d’hiver. Une fois le cycle de l’abeille complété, celle-ci émerge en transportant sur son abdomen les femelles varroa. Cette espèce peut produire de deux à trois générations pendant l’été.
Les femelles traversent une phase, dite phorétique, lorsqu’elles s’accrochent à des abeilles et se laissent transporter par celles-ci à l’intérieur de la ruche. Les femelles se logent généralement entre deux segments abdominaux et elles se nourrissent des corps gras de l’abeille en perforant la membrane intersegmentaire à l’aide de leurs chélicères. C’est durant cette phase que l’infestation se transmet entre colonies. La période de phorésie est de quatre à onze jours dans une ruche avec un couvain disponible et d’environ quatre à six mois en son absence (période hivernale). Les femelles vivant au sein du couvain peuvent vivre environ 27 jours, tandis qu’elles peuvent vivre plusieurs mois sans la présence de couvain.
Les dommages causés par le varroa au sein des colonies d’abeilles sont nombreux, en particulier parce qu’il transmet de nombreux virus. On remarque que les abeilles attaquées par ce parasite présentent davantage de malformations (ailes déformées), un poids inférieur, un système immunitaire affaibli et une durée de vie plus courte qu’à la normale.
Au sein même de la colonie, une infestation diminuera considérablement la quantité de miel produit. Les abeilles malformées n’auront pas la capacité de participer aux tâches collectives dans la ruche et verront leur durée de vie écourtée, ce qui peut engendrer un dysfonctionnement de la colonie entière. Les abeilles d’hiver parasitées avant leur émergence à la fin de l’été n’auront pas la force de survivre à l’hiver. Le varroa joue donc un rôle important dans la mortalité hivernale des colonies.





