Nom latin : Sphaerostilbella sp.
Nom latin synonyme : Gliocladium sp.
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Légende: Agglomération de conidies à l'apex de conidiophores ramifiés en peigne de Gliocladium sp.
Crédit photo: Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection - MAPAQ
Gliocladium_sp_1
Gliocladium_sp_2
Morphologie
  • Fructification : Conidies et conidiophores libres; non regroupés et contenus dans une fructification (dans une structure).

 

  • Conidies : Conidies unicellulaires (sans septation). Ovale ou cylindriques, légèrement asymétriques. À paroi lisse. Hyalines à vertes. Les conidies sont produites en masse mucilagineuse, humide et dense; elles s'agglutinent en tête conidienne, en boule sphérique ou en colonne.

 

  • Conidiophores : Conidiophores hyalins, érigés, septés, simples à la base, avec de nombreux embranchements à l'extrémité : conidiophores pénicillés (= en forme de pinceau) ou verticillés.

 

  • Cellules conidiogènes : Phialides hyalines.
Ne pas confondre

Ressemblance de Gliocladium avec Verticillium : Bien que des conidiophores de Gliocladium soient généralement pénicillés (= en forme de pinceau), certaines espèces produisent des conidiophores verticillés (= en forme de verticilles), comme Verticillium. Chez ces espèces de Gliocladium, les conidiophores verticillés sont observables uniquement lorsque Gliocladium est jeune (au premier stade de développement du champignon); après 4 à 5 jours de croissance, les conidiophores qui formaient d’abord des verticilles bien droits se replient pour former un « balai ». Tandis que chez Verticillium, les conidiophores demeurent verticillés et bien droits, à tous stades de leur croissance. Aussi, les conidiophores verticillés de Verticillium sont plus délicats et moins nombreux que ceux de Gliocladium. Les conidies de Verticillium sont symétriques tandis que celles de Gliocladium sont plutôt asymétriques.

Ressemblance de Gliocladium avec Penicillium : À l'extrémité de chacune des ramifications des conidiophores, Gliocladium et Penicillium produisent leurs conidies en chaîne. Les conidies de Penicillium étant sèches, les chaînes de conidies demeurent visibles. Tandis que les conidies humides de Gliocladium ne demeurent pas en chaînes, elles s'agglutinent en une gouttelette mucilagineuse.

Informations complémentaires

Ce genre provient du sol ou de la matière organique en décomposition. La majorité des espèces sont saprophytes, à l'exception de Gliocladium roseum qui est phytopathogène chez le bleuet nain, le bleuet en corymbe et la pomme de terre.